Comment mieux connaître un chanteur lyrique ?

Comment mieux connaître un chanteur lyrique ?

AlagnaUn chanteur lyrique n’est pas forcément un chanteur d’opéra ou un choriste professionnel.
C’est un artiste qui joue de sa voix pour transmettre une émotion ou une sensation à un public reconnaissant.
2)Bien sûr, vous imaginez bien, c’est un véritable travail d’orfèvre !
3)Ils y a ceux qui ont la voix facile, ils y a ceux qui galèrent, mais le plus important pour un tel musicien est de prendre du plaisir sur scène. Sinon, cela n’en va pas la peine !

1)Tout, d’abord, ils y a ceux que l’on surnomme « chanteur de lieder ou de mélodies ».
Les exemples sont multiples ! On pourrait citer Gérard Souzay, Hans Hotter, Dietrich Fiescher-Dieskau et chez les femmes, Barbara Hendrix ou Régine Crespin.
2)En fait, les lieder sont en quelque sorte des mélodies germaniques. Les plus célèbres sont ceux de Schubert, Schuman ou Brahms. Pour les mélodies françaises , on retiendra essentiellement celles de Fauré et de Duparc

3)Être un tel interprète ne nécessite pas forcément une voix forte ou pleine de coffre puisque tout réside dans les nuances, dans le timbre vocal et dans l’interprétation.
4)Si vous écoutez Gérard Souzay dans le » Voyage d’hiver » de Schubert, c’est le timbre extrêmement léger qui donne au lied toute son originalité..
5)Si vous écoutez Barbara Hendrix chez Fauré, son interprétation peut paraître désuète mais c’est d’une rareté au niveau de certaines mélodies qui sonnent comme des prières ou des visions érotiques, tant sa voix semble simple et limpide. Ensuite, il y a les chanteurs aux voix puissantes et à la technique parfaite.
Ce sont essentiellement des chanteurs d’opéras ou d’oratorios. Tout le monde connaît Pavarroti, Domingo, Carreras ou encore José Van Dam.
2)Leur puissance vocale est indéniable et touche à une quasi excellence en matière d’expression.
Cependant, pour atteindre le niveau de l’Opéra Bastille, par exemple, il faut savoir être maître de son corps et de son esprit. 

3)Ces artistes ont une perfection à tous les niveaux. Beaucoup de jeunes loups ambitieux veulent y arriver mais l’exigence et la sélection demande un travail d’acharné, un mode de vie sain et un moral d’acier.
4)Bien sûr,certains n’ont pas eu vraiment besoin de prendre sur eux parce que leur voix était unique et déjà formée.
5)On pourrait retenir Pavarroti qui, comme raconte les rumeurs, ne savaient pas déchiffrer ou encore Alain Fondary qui a percé à 40 ans sur un coup de tête.
6)Maintenant, on parle énormément de Roberto Alagna. Ce n’est pas sa voix mais plutôt sa prestance et son physique qui l’a rendu célèbre. Cela semble vraiment important pour sortir du lot ! 

1)Enfin et pour conclure, il a ceux que l’on prénomme « intermittents du spectacle ». Ce sont des gens, en général passionnés ou courageux qui développent leur don vers l’excellence de l’opéra.
2)Mais, c’est je pense à mon goût, une somme de témérité et de concessions énormes !
Il faut avoir un moral, une hygiène de vie, une patience et une solitude pour pouvoir s’extraire des plaisirs de la vie. Croire en son étoile, là est le secret !

3)Bref, cette vie peut paraître laborieuse mais si vous éprouvez une passion pour un tel métier, allez-y et priez.
Si le chant est pour vous une thérapie, si vous aimez la musique, si vous avez de l’oreille, essayez donc. Le plaisir de l’adrénaline scénique est une joie que ne l’on goûte que très peu dans sa vie !
4)Bien sûr, Sinatra, Dean Martin, Elvis presley n’ont jamais eu à se soucier de tout ce sérieux puisque leurs concerts étaient l’incarnation même de la folie et de l’extase.
5)Mieux vaut être un crooner, je vous l’assure.

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